La biodiversité est la diversité naturelle des organismes vivants. Elle s'apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces, des populations et celle des gènes dans l'espace et dans le temps, ainsi que l'organisation et la répartition des écosystèmes aux échelles biogéographiques.
Le maintien de la biodiversité est une composante essentielle du développement durable1.
La biodiversité est la
diversité naturelle des organismes vivants. Elle s'apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces, des populations et celle des gènes dans l'espace et dans le temps, ainsi que l'organisation et la répartition des écosystèmes aux échelles biogéographiques.Le maintien de la biodiversité est une composante essentielle du développement durable1. (wikipedia).
"L'Union Internationnal pour la Conservation de la Nature'' [
clic ] indique qu'
il sera impossible d'enrayer la perte de la biodiversité en 2010. Ainsi
17 2391 espèces sur les
47 677 espèces répertoriées
sont menacès d'extinction.
Le rapport 2009 montre que
21 % de tous les mamifères connus,
30 % des amphibiens,
12 % des oiseaux,
28 % des reptiles,
37 % des piossons d'eau douce;
70 % des plantes,
35 % des invertébrés,(comme la libellule géante) répertoriées à ce jour sont menacé d"extinction mondiale.
Les résultats ne réprésentent que la partie émergée de l'iceberg"
''Là ou l'argent parle, la vérité se tait''
L'agriculture intensive, est la première cause de déclin de la biodiversité, viennent ensuite les déforestations massives non contrôlées et les actions humaines, qui attentent toutes également à la préservation des écosystèmes.
«La conservation de la biodiversité et l'utilisation durable des ressources biologiques sont des objectifs qui doivent être poursuivis parallèlement avec des objectifs sociaux et économiques. Pour sauvegarder l'héritage naturel de nos enfants, nous devons prendre des décisions qui tiennent compte de nos besoins tout autant que des leurs et de ceux de leurs descendants.».....
.......«Une approche écologique de la gestion des ressources est fondamentale à la conservation de la biodiversité et à l'utilisation durable de nos ressources biologiques.»........ «Les décisions de développement doivent tenir compte des valeurs écologiques, économiques, sociales et culturelles.»
......«Le maintien d'écosystèmes sains et en évolution, ainsi que la préservation des processus naturels sont nécessaires à la conservation in situ de la biodiversité et à l'utilisation durable des ressources biologiques.»
Convention des Nations Unies sur la diversité biologique 1992
Ces déclarations d'intention n'ont en premier lieu été suivies que de peu d'effets et l'ampleur des dégradations s'est accélérée, comme si les prédateurs s'étaient dépêchés de se servir avant que les mesures ne deviennent drastiques ou que les réserves se vident.
On sait qu'une altération d'un des éléments de la pyramide du vivant a une incidence directe sur la globalité. Et pourtant la liste rouge des espèces menacées en 2007 dans le monde dressée par l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) est de 16 306 (16 125 en 2006 !) espèces sur un total de 40 415 suivies.
1 sur 4 chez les mammifères.
1 sur 3 chez les poissons et autres amphibiens.
1 sur 8 chez les oiseaux
70% de toutes les plantes
Les 11 046 espèces menacées de disparition (chiffres année 2000), représentent 24 % de toutes les espèces de mammifères, 12 % de toutes les espèces d'oiseaux, 25 % des espèces de reptiles, 20 % des espèces d'amphibiens, et 30 % des espèces de poissons. On peut dire avec certitude que 30% de ces prévisions néfastes se réaliseront.
Sur les 338 espèces d'oiseaux gravement menacées, les 212 espèces de mammifères, 169 espèces végétales il n'en restera en 2030 que 30 % au mieux à cause des chasses, des prélèvements, des disparitions des sites, des changements climatiques. Ce n'est pas un scénario mais une certitude.
En France les amphibiens sont menacés, comme les reptiles et les poissons d'eau douce, leur milieu naturel (mares, lacs etc) subissant des agressions irréversibles pour la plupart. Des espèces étrangères ont même été introduites sur notre territoire, pour le seul plaisir des chasseurs et des pêcheurs, ou encore pour ‘'l'agrément esthétique''. Certaines ont ainsi colonisés leur milieu et introduit un déséquilibre et constituant un substantiel danger écologique.
Mais le plus inquiétant en France quant à la biodiversité est la convention qu'elle a signé en 2006 autorisant la vente de l'ensemble des espèces d'oiseaux européenne, et guyanaise, sous condition de marquage, permettant ainsi aux éleveurs peu scrupuleux de mettre sur le marché, des oiseaux soi-disant nés en captivité alors que ces derniers ont été prélevés dans le milieu naturel.
Au niveau mondial la diminution de la biodiversité est maintenant un phénomène avéré et incontestable, par grignotage des espaces naturel, ou prédation des humains.
Le constat de l'érosion est établi. Mais ‘'l'essentiel est invisible pour les yeux''
Saint Exupéry.
Le patrimoine mondial est bousculé par le développement économique peu regardant de son empreinte sur l'environnement.
L'altération des récifs coraliens est estimé à 20% en 2004. Si des mesures pour diminuer l'influence humaine ne sont pas prises avant 2010, ils pourraient disparaître en 30 ans. Ces récifs concentrent 80% des menaces totales.
Les appréciations divergent, cependant les faits parlent.
Sous l'effet du réchauffement global, les algues envahissent les récifs. Les populations de poissons sont décimées par les méthodes de pêche industrielles et sont menacées de disparition totale en 40 ans.
Sur les terres, les zones humide de la planète sont les réservoirs de la biodiversité. Elles produisent une extraordinaire variété de matière vivante, une nature dans laquelle l'homme puise comme dans un coffre ouvert...
Mais ce n'est pas une fatalité acceptable.
Des actions de préservations et de restaurations sont encore possibles.
Cependant les processus de dégradation engagés ne s'arrêteront que progressivement, car les prises de décisions sont lentes et leur mise en application, souvent tenue à l'inertie des pouvoirs locaux, sont des freins puissants, qui se conjuguent avec la corruption et une géopolitique instable...
Si l'on maintient les tendances actuelles, 34 000 espèces végétales et 5 200 espèces animales - dont un huitième des espèces d'oiseaux dans le monde - seront très rapidement confrontées à la menace.
La liste rouge de l'UICN indique que de nombreuses espèces devraient disparaître au cours des premières décennies du XXIème siècle et le nombre d'espèces menacées augmente chaque année.
ressources :
http://www.ecologie.gouv.fr/
http://www.millenniumassessment.org/en/index.aspx
http://www.greenfacts.org/fr/ecosystemes/index.htm
http://www.mab-france.org/
http://www.gis-ifb.org/
Dossier complémentaire
La biodiversité, l'autre choc, l'autre chance ?
Résumé du rapport des sénateurs Claude Saunier et Pierre Lafitte publié en décembre 2007 pour l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Ils préconisent une dizaines de solutions pour "aller plus loin que le Grenelle", d'urgence, car le rythme de disparition des espèces est 10 à 100 fois plus rapide qu'avant la révolution industrielle.
Lire le rapport (format PDF)