Agir aujourd'hui
La fonte des glaces est une question brûlante; elle va entrainer de multiples conséquences sur l'approvisionnement en eau des populations, l'élévation des niveaux de la mer, de nouveaux flux migratoires...
Réchauffement
La fonte des glaces
La fonte des glaces, vue de 2007-2010
"Il n'y a que deux erreurs que l'on puisse commettre sur le chemin de la Vérité : ne pas aller jusqu'au bout, et ne pas s'y engager" Buddha
Le processus de la fonte des glaces s'est déclenché avec le développement exponentiel des activités humaines et est, semble-t-il, devenu aujourd'hui inévitable.
La rupture progressive de l'équilibre très subtil de toutes les conditions de la biosphère, par les activités humaines, ont initié le réchauffement très lent de l'atmosphère, et provoqué une fonte accélérée des glaces des pôles, affectant aussi le réservoir mondial d'eau douce : le Groenland.
Dans les années 2000/2005, l'Île du Groenland perd 42 cm d'épaisseur de glace par an dans les zones d'altitude. Et c'est la fonte des glaces continentales qui augmente le niveau des eaux. (L'Antarctique contient 90% de la glace du globe.).
Le phénomène de fonte fut observé pour la première fois en 1912, les signes statistiques et réels hautement inhabituels se sont ensuite confirmés. La calotte du mont Kilimandjaro a déjà ainsi perdue 82% de sa surface en 2006. Le climat étant l'un des systèmes les plus complexes à observer et à modéliser, les tendances ont été longtemps contestées avant d'être finalement acceptées comme ''changements significatifs''.
Par ailleurs, la surface des mers et des océans qui représentent 70% de la surface de notre planète, conditionnent largement les phénomènes climatiques.
Les experts estiment ainsi qu'en l'année 2002 s'est produit le plus important effondrement des glaces observé. Mais rapidement, sous la contrainte de la rapidité et de l'ampleur des phénomènes récurrents, la prise de conscience a fini par émerger.
Cette fonte des glaces est considérablement accélérée par la nature elle-même : le réchauffement du sol gelé en permanence dans le grand nord a libéré des quantités gigantesques de gaz enfermé dans des poches profondes au cours des millions d'années. Les surfaces Arctiques, devenues sombres par la fonte de leur surface gelée, réfléchissent de moins en moins la lumière, en l'absorbant, et contribuent ainsi au réchauffement et à la fonte accélérée et générale des glaces.
Cependant la fonte des banquises n'augmente pas le niveau général du niveau des eaux puisqu'il s'agit d'eau de mer gelée et seulement dilatée sous l'action du gel.
Depuis un siècle (1900/2005), le niveau moyen des océans a monté de 15 cm. Pendant la même période, la température moyenne de la Terre a augmenté de 0,6°C. Il y a environ 10 millions d’années que l’atmosphère n’a pas contenu autant de dioxyde de carbone.
Au début du XXIème siècle, l'Antarctique représente 29 millions de Km3 (!) de glace. Depuis 1974 et jusque 2005, la superficie des plates-formes glaciaires a diminué d'environ 13.500 Km2 !
Le Groënland représente à lui seul 2,5 millions de km3 de glace continentale. De manière générale les glaciers continentaux régressent de façon rapide : les glaciers des Alpes occidentales ont diminué de 30 et 35% (545 km2 contre 830 km2) en un peu plus d'un siècle.
Les estimations divergent sur les conséquences de la fonte des glaces : les modèles sont difficiles à établir, le déversement et la dilution d'eau froide dans les océans risque de refroidir les courants chauds et menacent de les faire disparaitre; l'instabilité de la croûte terrestre et la montée des eaux, envahissant des régions situées sous le niveau des mers ou investissant des plaines, font ''baisser'' le niveau global, etc.
Les estimations de l'augmentation des températures qui annoncent la fonte des glaces continentales, augurent une montée du niveau des mers liée à la dilatation des océans en cas de réchauffement continu du climat.
Source : http://www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/Infosciences/Climats/Ocean/Articles/elevation-glaces.htm